La commune d’Escorpain en Eure-et-Loir

La commune d’Escorpain en Eure-et-Loir forme la limite de l’ancien thymerais. La commune a porté différent noms :  Escorpaig, Escorpeing, Escorpaing, Escorpan, …..son nom paraît venir de escorpare qui veut dire  » balayer » .

Notre maison d’hôtes se situe sur le lieu-dit Les Authieux au 5 rue des Autels :

Le hameau des « Authieux » situé à l’est de la commune d’Escorpain, était au moyen-âge un succursale de l’église  paroissiale de cette commune. Les autels ou authieux étaient en effet des églises inférieures, des espèces de succursales, comme les caractérise un cartulaire de Charles-le-chauve. Il semble, que  ces autels ne s’établissaient jamais isolements. Partout où le souvenir s’en est conservé, on dit les Autels ou les Authieux, jamais l’autel. C’est ainsi que on retrouve en Eure-et-Loir différentes communes : Les Autels-saint-éloi, Les autels villevillon …

Le plus ancien des registres de l’état civil d’Escorpain date de 1692.

Le château d’Escorpain,

Un antique manoir seigneurial remonte au moyen-âge, comme l’atteste le genre de construction en briques et silex du principal corps de bâtiments et des deux tourelles au toit conique dont il est flanqué; il aurait été bâti ou complété après la première croisade , si l’on en juge par la croix pattée que l’on retrouve dans deux écussons, l’un sur la tourelle de droite, l’autre sur la façade méridionale qui regarde le parterre, et porte la date de 1113.

Le château d’Escorpain fut donc primitivement habité par un des ces seigneurs qui tentèrent à plusieurs reprises de chasser les infidèles du sol sacré de la Palestine ou par un chevalier de l’ordre des templiers. Il a appartenu au baron Couïn de Grandchamp, qui fut maire d’Escorpain et membre du conseil général , comme son père, le grand général Couïn, dont la tombe se trouve dans le cimetière de la paroisse.

Aujourd’hui, le château d’Escorpain appartient à la prestigieuse famille Didot, Monsieur Firmin Didot (né le à Paris ; † à Mesnil-sur-l’Estrée) est le membre le plus célèbre d’une dynastie d’imprimeurs, éditeurs et typographes français, la famille Didot, qui commence au début du XVIIIe siècle et se poursuit de nos jours.

Portrait de Firmin Didot dans L’Illustration (1844).

Statue de Firmin Didot à l’Hôtel de Ville de Paris

L’église d’Escorpain est très ancienne, il en est fait mention dès le XIIe siècle.

L’église accueille annuellement peu d’offices, mais reste depuis des générations pour les habitants d’Escorpain, un lieu
unique où sont célébrés baptêmes, mariages et enterrements, moments importants de la vie des familles de la commune.

A chaque fois, le battant de la cloche est actionné pour rendre public l’évènement célébré. A l’origine, le clocher possédait deux cloches. Après la révolution, une seule fut conservée. Elle date de 1578 et, est une des plus anciennes du Département. Malheureusement, nous ne connaissons pas son nom. Elle porte une inscription sur laquelle on peut lire le nom du curé et des parrain et marraine. Cette cloche fut classée par les Monuments Historiques, le 2 Juin 1943. Son poids estimé est de 315 kg. Suite à la restauration de la toiture de l‘église, une vérification de la cloche a contraint, par mesure de sécurité, à ne plus utiliser la cloque. En effet, la bélière, le joug, le battant, le baudrier, les paliers, les ferrures, la poulie et la corde doivent être remplacés.Eglise Saint Germain

La restauration de la cloche a eu lieu en 2014 : La cloche a été descendue et installée à l’intérieur de l’édifice à l’occasion du concert donné le 14 juin 2014 par la chorale Sainte-Eve de Dreux.  La cloche, une fois restaurée, a été exposée dans l’église le week-end des 20 et 21 septembre 2014 , pour les Journées du Patrimoine.